SCÈNE VII. i
M. BERNART
Je ne trouve point à ia vendre , elle est trop décriée ; et j'ai fait une grande sottise de l'acheter.
M. GRIFFA nu.
D'accord. Attendez. Faites-moi ôter tous les meubles, et n'en laissez dans le lo(jis que ce qu'il faut pour vous nécessairement.
M. BERriARD.
Eh! ne l'ai-je pas déjà voulu faire? mais cela n'a servi de rien.
-M. GRIFFARU.
On ne resteroit point à coucher chez vous , et les gens qui viendroient vous voir n'y viendroient qu'en passant du moins.
M. BERNARli.
Point du tout : ma coquine les fait rester, et tout le monde couche dans ma grange comme par divertissement. J'en suis pour ma paille et mon blé; et quand je m'en fâche, elle me dit que je suis un brutal , et que je ne sais pas vivre.
M. GRIFFARO.
Oh bien! monsieur, je n'y sais donc qu'un remède.
M. BER^ÀRD.
Et quel est-il? parle.
i84 LA MAISON DE CAMPAGNE.
M. ORIFFAP.l).
Je mettrois le feu à la maison; je crois que vous gagneriez encore. Mais qui est ce monsieur-là ?
M. BERNARD
Je ne le connois point.