SCÈNE VIII
elles vont jouer au lansquenet en attendant le repas. Pour moi, (jui ne suis point joueur, je me range auprès du maître du logis ; et je vous jure que , sans l'envie que j'avois de le connoitre, je n'aurois pas fait ce petit voyage.
M. BERXARD, à yjarf, .
Eh ! qui diable t'a prié de le faire ?
LE MARQUIS
Savez-voUs que c'est un bijou que votre petite maison, hem?
M. BER>.VRD.
C'est un bijou dont je voudrois bien retirer mou argent.
LE MARQLIS.
Plaît-il ? hem ? n'est-ce pas un charme dans la vie qu'un petit endroit comme celui-ci pour recevoir ses amis ? Vous ne manquez point de bonne compagnie, sans doute?
M. BERNARD
Oui, monsieur; mais j'aime fort mon petit particulier, pour moi.
LE MARQUIS
Il faut de bon vin sur- tout ; et sans le bon vin et la bonne chère , par ma foi, je dis fi de la campagne,
M. BER>ARn.
Oh bien! mon vin ne vaut rien du tour, et la
i86 LA MAISON DE CAMPAGNE.
chère que l'on fait ici n e devroit point attirer tant de gens.
LE MARQUIS
Eh ! allons , allons , vous êtes un compère qui avez l'air de vous bien traiter, et nous savons que votre épouse est d'un goût délicat sur tout.
SCÈÎSE IX.