SCÈNE X
M. BERjyARD, LE MARQUIS, LE BARON, THIBAUT, M. GRIFFARD.
LE BARO>'
Je VOUS demande pardon, monsieur, et j'ai à me reprocher que ce soit une occasion comme celle-ci qui me fait vous rendre mes premiers devoirs.
M. BERNARD
Vous vous moquez de moi, monsieur ; et, pour être voisins, il n'est pas dit qu'on doive être toujours les uns chez les autres.
THIBAUT
Je m'en vas avec vos garçons raveindre votre oisel ; ne vous boutez pas en peine.
LE BARO>'-
Comment vous trouvez-vous du séjour de la campagne ?
M. BER>-ARD
Fort mal, je vous jure ; et j'en suis déjà si las...
LE MARQUIS
Eh ! vraiment , justement , c'est le baron , c'est lui-même !
LE EARO>-.
Et c'est vous, mon pauvre marquis! Nous ne
nous 8ommes point vus depuis l'académie, je
crois.
LE MARQUIS
Sandis , mon cher, voilà une des plus heureuses rencontres que j'aie eues de ma vie. M. GRIFFA RD, bas , à AI. Bernard.
Ces deux messieurs sont fort bons amis. M. BERKARii, has , CL M, Griffard.
Oui, je vois fort bien qu'ils se connoissent; mais je n'en connois pas un, moi.
LE xMARQUIS.
Monsieur, je vous le livre un des plus honnêtes hommes de la province. Je te félicite , baron, d'avoir un voisin comme monsieur.
LE BARON
C'est pour moi un avantage dont je prétends bien profiter.
M. BERJNARD.
LE MARQUIS
Cadédis, vous serez amis, et je veux former les nœuds de cette amitié, moi.
LE BARON
C'est une grâce que je te demande'.
LE MARQUIS
Mordi, je te l'accorde, et sans remise. Nous