MVDAME PATIN, LE CHEVALIER, LISETTE, CRISPIN
Mme pATIX.
Je VOUS fais attendre , monsieur le chevalier ; mais vous me devez savoir bon gré de ne me pas trouver chez moi. Comme je n'y veux être que pour vous, je suis bien aise de me dérober aux importunités de quelques gens qui se croient en droit de me parler à toute heure, et à qui mes gens n'osent fermei' la porte au nez, quoique j^ leur aie commandé plus de mille' fois de le faire.
LE CHEVALIER
On est trop payé , madame , du chagrin d'avoir
attendu, quand on a le bonheur de vous voir un moment; et j'attendrai toujours volontiers, quand je serai sûr de ne pas attendre inutilement.
mme PATI IV.
Qu'il est obligeant, et qu'il dit les choses de bonne grâce ! Au moins, monsieur le chevalier, Lisette m'a rendu compte de. votre honnêteté; vous ne vouliez pas qu'elle me vînt avertir, de peur de me de'tourner : mais j'aurois e'té bien fâchée contre elle.
LE CHEVALIER
Je craignois de donner du chagrin à la compagnie que vous venez de quitter.
Mme pATI>-.
Il n'y avoit que des femmes , au moins ; et vous n'avez point de rivaux à craindre.
CRIS PIN, bas, au chevalier.
Le carrosse s'ennuiera sous la remise.
LE CHEVALIER
Paix.
aime PAT IX.
Que dit Grispin ?
CRIS PIN
Rien , madame.
M«»»e PATIN.
Passons dans mon cabinet, nous y serons mieux qu'ici.