ACTE I, SCENE VIII Sf
cniSPiN, bas ^ au chevalier.
Les chevaux s'impatienteront, vous dis-je.
LE CHEVALIER
Te tairas-tu ?
Mme PATIN.
Allons, monsieur le chevalier.
CRISPIN
Adieu l'e'quipage.
Mme PATIN.
A qui en a-t-il? Que parle-t-il d'eVjuipa{5e?
Je ne sais, madame, ce qu'<il marmotte entre ses dents, de carrosse, de chevaux, d'équipage. C'est mon sellier qui m'attend, n'est-ce pas? ,
CRISPIX.
Oui, monsieur.
LE CHEVALIER
M'a-t-on amené ces deux chevaux neufs?
CRISPIN
Oui, monsieur, et ils vous attendent, comme je vous ai dit.
LE CHEVALIER
Je vous demande pardon, madame; c'est un nouveau carrosse que je me donne. Je sais que je vous fais plaisir de me bien mettre en équipage; et je meurs d'impatience de voir si vous devez être contente de celui-ci.
^yjrae PAT1>.
Je vais le voir avec vous ; et puisque c'est pour me plaire que vous faites cette de'pense, je serai bien aise d'être la première à vous en dire mou sentiment. Allons.
LE CHEVALIER
Ah, madame! songez de grâce...
Mme PAT1>'.
A quoi, monsieur le chevalier?
Eh, madame!
jytne PATIN.
Comment ?
LE CHEVALIER
Que diroit-on, madame, dans le monde, des petits soins qu'on vous verroit prendre ? Cela seul suffiroit pour découvrir ce que nous avons intérêt de cacher ; et je serois au désespoir que quelques soupçons nous attirassent de chagrinantes remontrances de votre famille et de la mienne.
CRISPI>
Assurément , madame , et il ne seroit pas honnête que mon maître essayât son carrosse devant vous. La femme de son sellier- est une causeuse !
LE CHEVALIER
Oui , madame , il y a des suites à craindre , que je prévois, et que je ne sauvois vous dire. Adieu,