ACTE II, SCENE IV. 5i
sera dès que je voudrai. Ne vous mettez pas en peine.
yyme PATI>'.
Ah, ah ! Et comment s'appelle-t-il ce seigneur?
LU CI LE
On l'appelle monsieur le marquis des Guerrets. Il est fort riche, et fort de qualité; car il me l'a dit.
jyjme PATI».
Vraiment, je suis bien aise, ma nièce, que, malgré la mauvaise éducation que votre père vous a donnée , vous preniez des sentiments dignes de l'honneur que je vous fais de vouloir être votre parente. Voilà de quoi vous avez profité à me voir, et vous m'avez cette obligation.
LUC ILE
Il faut que je vous en aie encore une autre, ma tante.
Mme PATIN.
Que faut-il faire ?
LU CI LE
Vous marier au plus tôt, s'il vous plaît, avec ce monsieur que vous aimez, afin que cela m'autorise à épouser celui que j'aime aussi, et que quand mon père voudra me quereller, je puisse lui répondre : Je n'ai pas fait pis que ma tante.
Vous avez raison. C'est une terrible chose que l'exemple.
Mais il faudroit que ma tante se dépéchât, car monsieur le marquis des Guerrets, qui m'aime, a furieusement d'impatience.
Mme PATIN.
Oh bien, ma nièce, puisque vous êtes dans de si bonnes dispositions, je veux bien vous faire une confidence que je n'ai encore faite à personne qu'à vous. Je me marie demain à cinq heures du matin.
A cinq heures du matin !
i^iuie p.VTIN.
Oui, ma nièce, à cinq heures. Si- l'exemple vous encourage , c'est à vous de voir à quoi vous vous déterminez.
LUC ILE
Je vais écrire à mon amant, et lui mander qu'il prenne toutes ses précautions, afin que nous nous dépêchions aussi. Adieu, ma tante.
Mme PAT i>'.
Adieu, ma nièce.