SCÈNE IV
M. SERREFORT, madame PATIN, LISETTE.
M. SERREFORT.
On m'a dit que vous aviez passé chez moi , madame , et que vous m'aviez demandé.
5ime PATIN.
On vous a dit \Tai, monsieur; mais je n'avois nullement recommandé qu'on vous dit de venir
M. SERREFORT.
Cela ne fait rien , madame , et je suis bien aise de savoir ce que vous me vouliez, outre que j'ai , de mon coté, quelque chose à vous communiquer touchant l'affaire de ce matin.
M^e PATIN.
Quelle affaire , monsieur ? L'affaire de ce matin ? Ne m'avez-vous pas promis Je me laisser en repos, et de ne vous en plus mêler ?
M. SERREFORT.
Oui, madame; mais on nous a fait parler, à monsieur Migaud et à moi, pour le différent que vous avez eu avec cette marquise.
Hé bien ! monsieur, pour peu d'avance qu'elle fasse, je verrai ce que j'aurai à faire.
M. SERREFORT.
Comment , madame , des avances ? C'est à vous à en faire , s'il vous plaît , et il n'y a point à hésiter même.
^me PATIN.
Je ferois des avances, moi qui suis offensée ! Ali! vraiment, on voit bien que vous ne savez guère les affaires du point d'hoimeur.
M. SERREFORT, tirait 1 1171 papier de sa poche.
Voilà des articles d'accommodement que j'ai dressés. Vous verrez par là si je sais ce que c'est.
Tvime PATIN.
Des articles ! des articles ! Ah ! voyons un peu ces articles, je vous prie. Cela est trop plaisant.