‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Dancourt (volume 2)Chapitre 87 sur 192 · M. S ERRE FOR T · texte numérisé non relu

M. S ERRE FOR T

Voici ce que c'est, madame.

Mine PATIN.

Ecoutons ces articles. Ce sont des articles, Lisette.

M. SERREFORT Ut.

Premièrement, il faudra que vous vous rendiez au loyis de la marquise , modestement vêtue.

M^e PATIN.

Modestement!

M. SERREFORT.

Oui, madame, modestement; enrobe cependant, mais avec une queue plus courte que celle que vous portez d'ordinaire.

M^e PATIN.

Oh ! pour l'article de la queue , je suis déjà sa très humble servante , et je ne ro(pierois pas deux doigts de ma queue pour toutes les marquises de la terre.

M. SERREFORT.

Arrivée chez la marquise, vous la demanderez au laquais qui sera de garde.

T^jme PATIN.

Un laquais de garde , monsieur ! un laquais de

i3o LE CHEVALIER A LA MODE, garde ! Il semble que vous parliez de quelque officier.

M. SERREFORT, Continuant (le lire.

Et pendant que ledit laquais ira avertir sa maîtresse que vous êtes dans l'antichambre , vous y demeurerez debout et sans murmurer, jusqu'à ce qu'il plaise à madame la marquise de vous faire entrer.

Mme PATIN.

Non, monsieur Serrefort, non ; pour demeurer dans l'antichambre, je n'en ferai rien, debout sur-tout : ce ne sera pas sans mumurer, cela ne se pourroit.

Il faudra bien que cela soit pourtant. ( // lit. ) Quand la marquise sera visible...

M™e PATIN.

Hé fi, monsieur! ce n'est pas la peine d'achever.

M. SERREFORT.

Oui , madame ! Mais savez-vous bien que vous n'avez point d'autre expédient pour sortir d'affaire, et que ce sont ici les dernières paroles qu'elle nous a fait porter par son ccuyer ?

]^ime PATIN.

Par son écuyer, monsieur ! par son e'cuyer î Oh! vraiment, il faut attendre à faire cet accora-

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