M. S ERRE FOR T
Voici ce que c'est, madame.
Mine PATIN.
Ecoutons ces articles. Ce sont des articles, Lisette.
M. SERREFORT Ut.
Premièrement, il faudra que vous vous rendiez au loyis de la marquise , modestement vêtue.
M^e PATIN.
Modestement!
M. SERREFORT.
Oui, madame, modestement; enrobe cependant, mais avec une queue plus courte que celle que vous portez d'ordinaire.
M^e PATIN.
Oh ! pour l'article de la queue , je suis déjà sa très humble servante , et je ne ro(pierois pas deux doigts de ma queue pour toutes les marquises de la terre.
M. SERREFORT.
Arrivée chez la marquise, vous la demanderez au laquais qui sera de garde.
T^jme PATIN.
Un laquais de garde , monsieur ! un laquais de
i3o LE CHEVALIER A LA MODE, garde ! Il semble que vous parliez de quelque officier.
M. SERREFORT, Continuant (le lire.
Et pendant que ledit laquais ira avertir sa maîtresse que vous êtes dans l'antichambre , vous y demeurerez debout et sans murmurer, jusqu'à ce qu'il plaise à madame la marquise de vous faire entrer.
Mme PATIN.
Non, monsieur Serrefort, non ; pour demeurer dans l'antichambre, je n'en ferai rien, debout sur-tout : ce ne sera pas sans mumurer, cela ne se pourroit.
Il faudra bien que cela soit pourtant. ( // lit. ) Quand la marquise sera visible...
M™e PATIN.
Hé fi, monsieur! ce n'est pas la peine d'achever.
M. SERREFORT.
Oui , madame ! Mais savez-vous bien que vous n'avez point d'autre expédient pour sortir d'affaire, et que ce sont ici les dernières paroles qu'elle nous a fait porter par son ccuyer ?
]^ime PATIN.
Par son écuyer, monsieur ! par son e'cuyer î Oh! vraiment, il faut attendre à faire cet accora-