SCÈNE XII
l'olive.
J'ai aussi la tête embarrassée de quelques petites bagatelles.
LISETTE
Ne pourroit-on pas savoir le sujet de votre eni- Taarras?
l'olive.
Refuseriez-vous de m' apprendre la cause de votre mouvement?
LISETTE
C'est notre monsieur Bernard qui me chagrine.
l'olive.
Cela est heureux , c'est aussi lui à qui j'en veux justement.
LISETTE
Il forme de petits projets que je renverserai , s'il m'est possible.
l'olive.
Il m'a donné quelques coups de bâton, dont j'espère que je mourrai quitte.
LISETTE
Il vous a donné des coups de bâton, monsieur?
l'ol ive.
Oui, mademoiselle : je ne suis pas glorieux, comme vous voyez.
i8o LE TUTEUR.
LISETTE
Vous n'êtes pas glorieux , mais vous êtes Tindicatif peut-être.
l'olive.
Oh ! pour cela, oui, comme tous les diables ; et s'il ne tient, pour vous le persuader qu'à faire pièce à monsieur Bernard, vous n'avez qu'à parler, je suis votre homme.
LISETTE
Si l'on pouvoit vous contier un secret.
Pourgage de ma discrétion, je vous en confierois un autre.
LISETTE
Je m'intéresse pour une petite personne qui mérite bien que l'on fasse quelque chose pour elle. l'o l 1 V e.
Je rends sei'vice à un honnête homme qui n'est pas ingrat de ce qu'on fait pour lui.
LISETTE
Ah! je vous entends.
l'olive.
Gomment?
LISETTE
Regardez-moi un peu en face.
l'olive.
Ma physionomie vous plait-elle ?