SCENE XIV
Ll SETTE.
Ce sont les effets de la sympathie. Allons, mort (le ma vie ! il ne faut pas être rebelle à la destinée,
l'olive.
Eh! allons donc, monsieur, ferme , courage.
»ORAN TE
Je tremble , l'Olive.
l'olive.
Ira-t-il?
LISETTE
Il n'ose vous aborder.
A>'GÉLIQUE.
Qu'osera-t-il donc entreprendre pour me prouver l'amour que tu me dis qu'il a pour moi ?
DORA.?«TE
J'oserai tout, belle Angélique, si tous souffrez que je vous aime, et si vous me permettez d espérer.
l'olive.
Ah! le voilà en mouvement, Dieu merci!
DORAXTE.
Je ne vous adore, il est vrai, que depuis deux mois, parcequ'il n'y a que deux mois que j'eus le bonheur de vous voir pour'la première fois de ma vie. J'ai fait parler à votre tuteur : ma mèr»' elle-même...
iG.
i86 LE TUTEUR.
LISETTE
Madame, c'est le marquis dont nous parlions encore aujourd'hui. Oh! par ma foi, monsieur Bernard, nous nous marierons, mais vous ne signerez point au contrat.
DORANTE
Oui, c'est moi, charmante Angélique, qui brûle d'unir ma destinée à la vôtre.
ANGÉLIQUE
Si vous êtes le marquis, monsieur, j'ai reçu tant de témoignages de tendresse de madame votre mère quand elle vint ici...
l'ouve.
Je me donne au diable , madame, la mère est aussi folle de vous que le fils, qui l'est beaucoup.
LISETTE
Ah, madame! parreconnoissance pour l'une, vous ne pouvez vous dispenser d'aiiner l'autre.
Je ne demande point, adorable Angélique, que, pour vous déhvrer des persécutions d'un tuteur bizarre, vous vous jetiez aveuglément entre mes bras, moins par tendresse, peut-être, que par désespoir : c'est l'amour qui me fait faire le personnage que je fais ici; mais l'aveu de votre famille l'autorisera sans doute. Votre oncle lo chevalier...