‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de DancourtChapitre 131 sur 232 · SCENE XVIII. iy · texte numérisé non relu

SCENE XVIII. iy

M. BER>' ARD

Qu'est-ce à dire, par curiosité' ?

LrCAS.

Tatiguë , que cette Lisette est curieusel je n'aime pas ça.

ANGÉLIQUE

Pour moi, monsieur, je ne veux point être la Jupe de cette affaire, s'il vous plaitjjç démêlerai l'aventure, et vous me vengerez de ces insolents.

Mort de ma vie ! il faut les faii e expirer sous le bâton, madame.

l'olive.

Si tu ne me laisses aller , je crierai.

ANGÉLIQUE

Ou je saurai bien me venger de vous, s'il est vrai, comme je le pense, que ce soit vous qui, par soupçon de ma conduite, me fassiez faiie cette mauvaise plaisanterie.

M. BER>' A F!D

Moi! je ne sais ce que c'est, je vous jure.

LUCAS

Ni moi non plus, la peste m'étouffe.

ANGÉLIQUE

Voulez-vous me le bien persuader?

M. BER^JiARD.

Oh! de tout mon cœur.

A>'G ÉLIQUE.

Le rendez-vous est au coin du parterre, sou^ ces marroniers d'Inde ; il faut que vous y alliez à ma place.

M. BERNARD

Oui, j'irai , je vous en répond».

Et nous irons tout de ce pas, Lisette et moi, nous cacher derrière la palissade pour entendre la conversation, et savoir ce que nous devons croire.

M. BER> A RD

Oh! je le veux bien. Vous me rendrez justice.

LISETTE

Il faut donc que Lucas prenne aussi ma place , madame.

LUCAS

Volontiers. Morgue, que ça sera drôle!

M. BERNARD

Ne perdons point de temps; allons, vien>. Lucas.

ANGÉLIQUE

Non , monsieur, ce n'est point ainsi qu'il y faut aller.

M. BERNARD

Comment donc ?

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