‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de DancourtChapitre 150 sur 232 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

connoissance pourroit avoir de bonnes suites.

CLIT AM1RE

Si le jardinier encore étoii d'humeur un peu traitable ; mais c'est un maroufle.

THIBAUT

Il parle de moi.

CHTA>'DRE.

Le voilà lui-mêm.e.

THIBAUT

Il m'aperçoit.

CL IT ANDRE

L'aborderai-je?

THIBAUT

Oh! s'il s'en tient aux révérences, il n'y a rian à faire; je n'entends pas les meines.

C LIT ANDRE

Je suis votre serviteur, monsieur le jardinier.

THIBAUT

Je vous baise les mains, monsieur de la petite ruelle.

c LIT ANDRE.

Je suis découvert, tout est perdu.

THIBAUT

Comment vous en va? n'êtes-vous point enrhumé? Le vent de bise a soufflé cette nuit, et ça ne vaut rian ni pour la vigne ni pour les amoureux.

CLITASDRE.

Si VOUS étiez de mes amis , la bise m'incommoderoit un peu moins, monsieur le jardinier.

THIBAUT

J'entends votre affaire; je n'aurois qu'à vous ouvrir la porte et vous faire un bon feu dans mon taudis, vous y causeriais plus chaudement que dans la petite ruelle.

CLITASDRE.

Vous seriez un homme adorable, d'être un peu dans mes iute'réts.

THIBAUT

K'est-il pas vrai?

CLITASDRE.

Je vous devrois la vie.

THIBAUT

Oui-da; d'être comme ça les nuits dans cette petite ruelle, ça pourroit bian vous faire malade.

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