‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de DancourtChapitre 156 sur 232 · M™^ DUBUISSON · texte numérisé non relu

M™^ DUBUISSON

Bonjour, cousin.

THIBAUT

Votre valet, couseine.

CLITA> DRE.

Que je suis heureux de te rencontrer dans ce pays-ci, ma chère enfant!

Mme DU BUIS SON.

Peut-on vous y i-endre quelque service?

THIBAUT

J'allions vouscharcher pourça, je vous l'araeiiois, et je ne savoispas que vous fussiais si bons amis.

mme DUBUISSO>'.

Eh, vraiment! c'est le neveu de madame Desmartins.

THIBAUT

De cette belle madame qui a été tout ce printemps cheuxvous?

CLITA>DRE.

Ma tante a passé le printemps chez toi?

M™e DUBUISSOX.

Elle y a été quinze jours ou trois semaines à prendre du lait, monsieur.

THIBAUT

Bon, palsangae,du lait! vous vous gaussez de nous : aile y prenoit bian de bon vin de Champagne , que de bian gros monsieux apportiont de Versailles. A la vérité', drès que son mari la venoit voir, aile étoit toujours malade; quand il n'y e'toit plus, tatigue', qu'aile se portoit bian! Oh! je ne m'étonne plus que vous soyais si fort amoureux, vous êtes de bonne race.

Mïne DUBUISSOK.

C'est un extravagant ; ne prenez pas garde à ce qu'il dit.

CLITAXDRE.

Ce sont les affaires de mon oncle, madame Dubuisson, ce ne sont pas les miennes.

THIBAUT

C'est bian dit, je ne sommes pas ici pour ça, j'y sommes pour notre compte.

Mme DUBUISSOK.

Ce ne sont pas les vendanges qui vous attirent à Surêne ; c'est l'amour qui vous y amène apparemment.

CLITA>DfiE.

Oui, ma chère madame Dubuisson, vous voyez le plus amoureux de tous les homu»es.

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