SCENE V
mme nUBLISSON.
?i."e3t-ce point mademoiselle Thomasseau à qui vous en voulez ?
THIBAUT
Ça n'est pas malaisé à deviner, puisque je sommes ensemble.
CLIT A>-DRE
C'est elle-même que j'adore.
Mme DU BUISSON.
Vous n'êtes pas seul ici pour elle ; il y a chez moi un de vos rivaux, je vous en avertis.
CLITA> DRE.
Un de mes rivaux?
^me BU BU ISSOX.
Et qui vient pour l'e'pouser même; il en a parole de son père.
CL1T\>DP.E.
C'est l'homme en question, ce gendre qu'il attend.
THIBAUT
Ça se pourroit bien ; il faut que ce soit li-même,
CL IT ANDRE
Ah, ma chère Dubuisson ! je suis perdu, si nous ne trouvons moyen de rompre ce mariage.
M"ie DU BUISSON.
Que faire pour cela ? Je le voudrois de tout mou
cœur. J'ai toujours été de vos amies, et je ne connois point ce nigaud-là : c'est un provincial que la maîtresse des coches m'a adressé, parcequ'il n'a point voulu d'abord aller chez son beau-père; il ne l'a jamais vu , non plus que sa maîtresse.
THIBAUT
Je savons tout ça.
Ne pourrions-nous point berner ce faquin-là ?
Mme DCBriSSOKl
C'est une figure assez bernable.
Le rebuter de son mariage, dégoûter de lui monsieur Thomasseau , et le renvoyer à Gisors avec les étrivières?
T H IB AUT
Morgue, que c'a été bian pensé !
Hjme nUBTISSON.
L'exécution est difficile. Votre Lolive n'est- il point ici?
CLITA.NDRE.
Non , je suis seul , et je n'ai personne.
M™« DUBUISSOK.
Mort de ma vie! nous aurions bon besoin de lui, c'est un joli homme, et notre provincial entre ses mains auroit été bien régalé.