‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de DancourtChapitre 171 sur 232 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

CLITANDRE

Oh, par la sambleu! vous viendrez, car j'y ai regarde.

Je ne bois jamais , monsieur.

CLITANDRE

Mais vous fumez quelquefois, du moins?

VIVIEN

Oh! point du tout, je vous assure.

CLITANDRE

Maugrebleu l voilà un sot animal de cousin, il ne sait rien faire.

C'est un nigaud qui est frais ëraoulu de la province; mais vous me le de'gourdirez , cousin.

CLITANDRE

Ah, ah! palsambleu, je vousenre'ponds. Vous ne prétendez pas faire sitôt la noce , mon oncle?

THIBAUT

Non, palsangué! rian ne presse.

CLITANDRE

Il faut auparavant qu'il fasse trois ou quatre campagnes dans notre régiment : ne vous mettez pas en peine, je le ferai assommer, ou j'en ierai quelque chose.

VIVIEN

Trois ou quatre campagnes, moi! Ma chère madame!

Mme DUBVISSON.

Voilà comme le chevajier Thomasseau fait des recrues.

CLITAKDRE.

Allons , hé, marche à moi, cousin.

VIVIEN

Au secours ! à moi , Rastien ! miséricorde !

C LIT ANDRE

Comment, palsambleu ! vous faites rébellion?

VIVIEN

Ma chère madame, revanchez-moi.

M"ie DUBL'ISSON.

Faites ce qu'il vous dit, ne le mettez point en colère ; il n'a encore tué personne , et voilà bientôt la fin de la semaine.

VIVIEN

Ah! le maudit pays! le maudit pays !

LORANOE.

Donnez-moi la^main , mon petit mari ; ne vous faites point tirer l'oreille.

M™e DL'BL'issoN,n CUta » dre.

Voilà monsieur Thomasseau: tout est perdu.

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