SCÈNE XIII
MADAME DUBUISSON, MADAME DESMARTINS, ANGÉLIQUE, M. TIÏOMASSEAU.
jime DESMARTINS.
Eh! te voilà, madame DubuissonPj'ai fait mettre mon carrosse chez toi.
;^ime DUBriSSOX.
Apparemment, madame, monsieur Thomasseau m'ôte l'avantage de vous y donner un appartement.
Mme DESMARTINS.
Je me partage , madame Dubuisson ; j'ai passé tout le printemps chez toi,je viens passer chez monsieur Thomasseau les vendanges avec ma nièce, et en équipage de vendangeuses, comme tu vDis.
M. THOMASSEAU.
C'est bien de l'honneur que vous mefpiites , madame , et vous serez toujours la maîtresse de tout ce qui dépendra de moi.
258 Ll-S VENDANGES DE SURENE.
M"ie DESMARTIXS.
Il faut avouer que monsieur Thomasseau est la politesse et la galanterie même.
M. THOMASSEAU.
Ah, madame!
Hl™e DC BUIS SON.
Il a assez ve'cu pour savoir vivre. Mais, madame, cette jeune personne est donc votre nièce ?
M£"e DES M ART INS.
Oui, ma chère. Allons, ma nièce, saluez madame Dubuisson ; c'est une bonne personne , que vous ne serez pas fâchée de connoître dans la suite.
ANGÉLIQUE
Il suffit qu'elle soit de vos amies pour me donner bonne opinion de son mérite.
M. THOMASSEAU.
K'est-ce pas là une aimable enfant, madame Dubuisson ?
M™e DUBUISSON.
On ne peut l'être davantage.
M. THOMASSEAU.
West-il pas vrai? Oh çà, mesdames, voilà la maison de votre petit serviteur, nous y serons plus commodément qu'ici.
Je meurs d'impatience d'embrasser mademoiselle votre hlle.