SCENE VII
vilain greffier que je t'ai dit qui me venoit voir quelquefois au couvent, et qui faisoit tant le ra-. douci...
M"»P LA ROCHE
Je n'en ai pas doute' non plus que vous. Il est amoureux de vous, sans contredit.
ANGÉLIQUE
Son amour est autorise de l'aveu de mon père, et il vient ici pour m'ëpouser : le voilà qui arrive.
Mme Li ROCHE.
Gela ne se peut pas. Il est vrai pourtant que votre père est assez fou ; mais il ne l'est point assez pour...
Quel homme, ma chère madame La Roche!
Avec quelle duretf- il en a toujours agi avec mon frère et avec moi! J'ai bien à me plaindre de la nature, de m' avoir donne' pour père...
^ime Lx ROCHE.
Mon Dieu! ne vous plaignez point si foit; il n'est peut-être pas tant votre père que vous vous l'imaginez; et la défunte... haste : le bon-homme mérite aussi d'avoir des héritiers de contre-bande.
AXO ÉLIQUE.
Je te l'ai déjà dit, madame La Roche, son dessein est de me persécuter pour m'obliger, comme mou frère, à prendre un parti.
ayS LES VACANCES.
M™e L^ ROCHE.
Oli ! je ne vous crois pas d'humeur à vous enrôler, quelque chose qu'il puisse faire.
A>'GÉL1QU E.
Il veut que je fasse quelque extravagance, te dis-je.
M™e LA ROCHE.
Eh bien , faites ; ce sera sa faute ; et s'il ne faut que cela pour le contenter, je ne vois pas que la chose soit bien difficile.
ANGÉLIQUE
Que tu es extrava.<jfante !
M"ie L^ ROCHE.
Point ; je vous parle se'rieusement. A la vérité, je comprends bien que , comme vous êtes peu entreprenante, vous ne hasarderez jamais la chose toute seule, et qu'il vous faut un associé.
ANGÉLIQUE
Ah, ma chère madame la Roche!
M™e LA ROCHE.
Vous soupirez? Votre associé est tout trouvé, je gage; ce n'est plus que la résolution qui vous manque. Je vous en donnerai, moi, ne vous mettez pas en peine.
ANGÉLIQUE
Il n'y en auroit point que je ne fusse capable