LISETTE, FRONTIN
F ROTIN
Eh bien ! où en sommes-nous ?Mariane a-t-elle fait réponse? M. le chevalier est dans une impatience épouvantable.
LISETTE
Eh! que diantre ne vient-il lui-même?
FRO>TI>'
Il est avec des jeunes gens de ses amis, qui veulent l'obliger , malgré qu'il eu ait , à remonter une compagnie de cavalerie.
LISETTE
A remonter une compagnie ?
FRONTIÎf.
Oui, mon enfant, une compagnie que les trois des et le lansquenet ont de'montée. Ces messieurs prétendent que ce soit monsieur le chevalier qui la remonté : il est diablement affairé.
LISETTE
Il n'y a qu'un moment que Mariane et moi nous étions ici seules , et peut-être n'aura-t-il de long-temps une si belle occasion de l'entretenir.
F ROTIN
Tant pis pour lui de l'avoir manquée ; ce sont
ses affaii es : parlons des nôtres. Je t'aime furieusement au moins; et si tu voulois...
LISETTE
Tu prends toujours mal ton temps pour parler d'amour; j'ai à présent bien d'autres choses en tête.
FRO>Tiy.
Ah , ah ! Eh quelles affaires importantes te sont survenues depuis que je t'ai quitte'e?
LISETTE
Ce sont des affaires où je pre'vois que j'aurai besoin d'un associé.
FP. OSTIX.
Parbleu, je suis ton fait. De quoi s'agit-il? Je ne te demande que la préférence.
LISETTE
Avant toutes choses, dis-moi, te sens-tu de la disposition à ruiner un homme en faveur d'une femme ?
FROSTIN.
Ce sont les premiers amusements de ma jeunesse, mon enfant ; et, à l'heure que je te parle, j'ai deux ou trois affaires en main de cette nature-là.
LISETTE
Eh bien! va donc vite porter à monsieur le