‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de DancourtChapitre 57 sur 232 · MARIAXE, LE CHEVALIER, FRO>'TL · texte numérisé non relu

MARIAXE, LE CHEVALIER, FRO>'TL

MARI A>E

Entrons ici, monsieur le chevalier, je ne suis point tranquille dans ma chambre; on pourroit nous y surprendre, et l'on m'en feroit un crime. Ici , l'ou peut penser que le hasard nous aura fait rencontrer, et que vous ne m'aurez aborde'e que par civilité. Que Frontin prenne garde seulement que personne ne nous écoute.

FRO>TI>-

Causez en repos, je suis en sentinelle.

LE CHEVALIER

Eh bien ! charmante Mariane, quelle sera ma destinée?

MARIANE

S'il ne tenoit qu'à moi seule de la rendre heureuse , vous n'auriez pas lieu de vous en plaindre.

LE CIKEVALIER.

Eh! ne pouvez-vous pas faire tout mon bon-

.>o LES BOURGEOISES A LA MODE, heur? Je vous adore; si vous étiez un peu sensible à ma tendresse...

MARIAGE

Tenez, monsieur le chevalier, je ne sais ce que c'est que l'amour ; je ne puis dire que je vous aime, mais je suis bien aise que vous m'aimiez.

LE CHEVALIER

Et consentirez-vous, sans répugnance, que je devienne votre époux?

MA RIA>E

Voilà encore une chose que je ne saurois vous dire; il me semble qu'on ne s'aime plus quand on est marié.

On ne s'aime plus ! qui vous a dit cela?

M ARIA NE

Araminte et ma belle-mère ne disent tous les jours autre chose; elles chagrinent leurs maris, leurs maris les haïssent : moi, je voudrois vous aimer toujours, et il faudroit pour cela que vous m'aimassiez toute votre vie.

LE CHEVALIER

Et VOUS croyez que le mariage pourroit faire finir ma tendresse? Ah! je vous jure... F no NT IN.

Changez de conversation , monsieur, j'entends quelqu'un.

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