ACTE IV, SCENE V yS
M. SIMON
En abrège, madame ! Et le moyen de renfermer en peu de paroles tous les sujets de plaintes que vous me donnez tous les jo.urs ?
A>GÉLIQUE.
Moi! je vous donne des sujets de plaintes, mon Hls?
M. siMo:s.
Oh! que diantre, mon fils, mou petit mari! supprimons tous ces termes-là, s'il vous plait : trêve de douceur, je vous prie.
ANGÉLIQUE
Comment donc, monsieur, quelles manières sont les vôtres ? plus j'ai d'honuêteté pour vous , plus vous avez d'aigreur pour moi : en vëritë, je n'y comprends rien , et je suis fort scandalisée de votre procède'.
M. SIMON
Eh, morbleu ! je suis outré du vôtre, moi.
Ah! que les maris sont incommodes avec leurs bizarreries perpétuelles! Je voudrois bien savoir qui peut causer vos emportements.
M. SIMON
Comment donc, mes emportements! Je n'ai que trop de douceurs , de par tous les diables.
ANGÉLIQUE
Ah, juste ciel! toujours dans la bouche des mots à effaroucher les personnes les moins timides.
M. SIMON
Morbleu !
ANGÉLIQUE
Vous jurez, monsieur, vous jurez; vous mr faites treniîjler! Lisette! Ilola, quelqu'un!
M. SIMON
Vous perdez l'esprit, madame.
ANGÉLIQUE
Lisette!