ACTE IV, SCÈNE IX. m
M. SIMOX.
Je ne l'aime pas? J'en perdrois l'esprit.
FRO>'TI>'
Quelle fatalité' ! perdre l'esprit, ou donner trois mille deux cent cinquante livres 1
M. SIMO>
Cela est chagrinant.
FF. ON TIN
Écoutez, l'esprit est une belle chose. Adieu, monsieur; je vais chercher un carrosse.
M. SIMON
Attends, Frontin.
FRONT IN
Ah! que je connois de gens à Paris qui voudroient avoir une occasion comm€ celle-ci! mais, je ne leur en parlerai point. Je suis trop de vos amis pour ne vous pas laisser la préférence... Je vais lui chercher un carrosse.
M. SIMON
Attends-moi là, te dis-je; je vais prendre dans mon cabinet un billet payable au porteur, que je lui veux donner moi-même.
FRONTIN
Comment, vous-même? Ah! fi, monsieur! Où est la politesse, de ne savoir pas épargner à une femme la confusion de vous avoir obhgation en face? Vous la feriez mourir de chagrin.
M. SIMOX.
Eh bien! mais connois-tu les gens à qui elle doit?
FRO>- TI>
Si je les coimois !
M. SlMO>'.
Mène-moi chez eux, je les paierai sans lui en lieu dire.
FRO>TI>'
Cela est fort bien imaginé.
M. SIMON
Cela sera assez galant, oui.
FROKTIN.
Assurément : il n'y a qu'un petit inconvénient qui s'y rencontre.
M. SIMON
Comment?
FROXTIX.
Ce sont des gens à qui madame votre femme doit aussi de l'argent : il ne seroit pas dans la bienséance qu'on vous vît acquitter les dettes des autres, quand vous ne payez pas les siennes.
M. SIMON
Malepeste! tu as raison; elle le sauroit peutêtre.
FRONT IN
Je suis prudent, comme vous voyez.