SCÈNE VIII
LISIMON, GÉRONTE, ARISTE, DAMON, CÉLIANTE, FINETTE.
Casser mon mariage, avoir un tel dessein,
C'est vouloir me plonger un poignard dans le sein.
CÉLIANTE.
Qu'il s'y joue , il verra.
ARISTE, àLisimon.
Même en votre présence , On m'ose menacer de cette violence !
J'ai peine à retenir un trop juste courroux. Mon oncle, contre moi, dispose-t-il de vous? Mais j'ai tort, après tout, de craindre que mon père Veuille à cet attentat prêter son ministère : Sa bonté, sa vertu, m'en sont de sûrs garants. Si vous connoissiez bien celle que je défends , Loin de vouloir, mon oncle, armer la loi contre elle, Vous-même vous seriez son défenseur fidèle. . Aussitôt qu'on la voit, tout parle en sa faveur. Ses traits, sa modestie, et sur-tout sa douceur.
GÉRONTE
Sa douceur! Oui parbleu! noiis en avons des preuves De grâce, en faites-vous de fréquentes épreuves?
ARISTE
Sans cesse.