‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Destouches (volume 2)Chapitre 133 sur 232 · ACTE V, SCENE VIII · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE VIII

GÉROATE, à Lisimon.

A quel excès va son aveuglement!

LISIMON, àAriste.

Nous avons tout sujet d'en penser autrement.

ARISTE

De ma femme?

LlSl.MOX.

Oui, mon fils.

FINETTE, à part.

L'équivoque est plaisante.

LI SIMON

Elle est très emportée, encor plus imprudente; Et devant elle, enfin , je vous déclare net Que de son procédé je suis mal satisfait.

ARISTE, regardant de tous côtés.

Devant elle?

gérOnte.

Pour moi, j'en suis outré de rage.

LISIMOX.

Elle a fait à votre oncle un très sensible outrage, Et vous avez grand tort de vanter sa douceur.

FINETTE, à part.

Je ne puis m'empécher de rire de bon creur.

Ariste, écoutez-moi.

ARISTE, à Damon.

Se peut-il que Mélite...?

CÉLI ANTE

Allez, on l'a traité tout conjme il le mérite.

^oS LE PHILOSOPHE MARIE.

GÉRONTE, à Ariste. Kh bien! vous entendez?

ARISTE

Moi? Non , je n'entends point.

LISIMON.

Puisqu'elle ose pousser l'arrogance à ce point, Je vais donner les mains au dessein de mon frère.

ARISTE

Non, Mélite n'est point d'un pareil caractère. Je ne puis croire encor tout ce que l'on m'en dit; Et je vais la chercher.

GÉROXTE, à Lisimon.

A-t-il perdu l'esprit?

LISIMOX.

Vous allez, dites-vous, la chercher? Où?

ARISTE

Chez elle.

GÉROXTE.

Oh! la philosophie a brouillé sa cervelle. Ne la voyez-vous pas?

ARISTE, apercevant Mélite.

En effet, la voici.

Nous allons avec elle éclaircir tout ceci.

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