SCÈNE VIL
LISIMO>, VALÈRE, LISETTE.
VA L È R E , accourant.
Mon père, qu'avez- vous?
LISIMON.
Rien.
VALÈRE
Étes-vous malade?
LISIM0>.
Non ; je me porte bien. Que voulez-vous?
VALÈRE
Qui? moi?
On crioit au secours; et, plein d'un juste effroi, Je suis vite accouru.
LISIMON.
C'est prendre trop de peine.
Lisette me suffit.
VALÈRE
Mais...
LISI.MOX.
Votre aspect me gêne.
Sortez.
VALÈRE
Moi , vous quitter en ce pressant besoin !
Je n'ai garde, à coup sûr. Lisette, j'aurai soin De monsieur; sortez vite; allez dire à ma mère Qu'elle vienne au plus tôt.
LISIMON.
Eh! je n'en ai que faire, Bourreau!
J'y vais.
LISIMON.
{àValère,) Demeure. Et toi, sors à l'instant.
VALÈRE
S'il ne tient qu'à cela pour vous rendre content,
Lisette restera : mais aussi je vous jure
De ne vous point quitter dans cette conjoncture.
Vous voilà trop ému. Vos yeux sont tout en feu.
Je crains quelque accident. Asseyez-vous un peu,
V^ous êtes, je le vois, fatigué du voyage.
Il faut vous ménager un peu plus à votre âge.
Enverrai-je chercher le médecin?
Tais -toi.
( en sortant. ) TraîUe , tu le paieras.