‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Destouches (volume 2)Chapitre 195 sur 232 · LE COMTE, PHILINTE · texte numérisé non relu

LE COMTE, PHILINTE

P H I L I N T E , faisant plusieurs révérences. Je ne viens vous troubler dans vos réflexions Que pour vous assurer de mes soumissions. Monsieur. Depuis long-temps je vous dois cet hommage, Et je ne le saurois différer davantage.

LE COMTE

Très obligé, monsieur. D'où nous connoissons-nous?

PHI LIN TE

Si je n'ai pas l'honneur d'être connu de vous.

3oo LE GLORIEUX.

J'aurai bientôt celui de me faire coiinoître. Mon nom n'impose pas; mais...

LE COMTE

Cela peut bien être.

PHILIXTE.

Tel qu'il est, puisqu'il faut qu'il vous soit décliné,

[en faisant une prof onde révérence.) Je m'appelle Philinte.

LE CO.MTE.

Oh ! j'ai donc deviné. Je vous ai reconnu d'abord aux révérences.

FHILINTE, dioi air très humble.

Je ne puis vous marquer par trop de déférences Combien je vous honore.

LE COMITE

Et vous avez raison.

Mais de quoi s'agit-il? Parlez -moi sans façon.

PHILINTE

Valère est mon ami; vous le savez, je pense.

LE COMTE

Que m'importe cela ?

PHILINTE

Tantôt en sa présence, Si j'en crois son rapport, et j'en suis peu surpris, Vous m'avez honoré... d'un assez grand mépris.

LE COMTE

Il VOUS exaltoit fort; moi, j'ai dit ma pensée. Votre délicatesse en est-elle blessée?

PHILINTE, faisant la révérence.

Ah , monsieur! point du tout : je me connois; je croi

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