‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Destouches (volume 2)Chapitre 231 sur 232 · ACTE V, SCÈNE VI. 35i · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE VI. 35i

Oui, je suis votre fils, et vous êtes mon père. Rendez votre tendresse à ce retour sincère. ( // se métaux genoux de Lycandre. ) Il me coûte assez cher pour avoir mérité D'éprouver désormais toute votre bonté.

l,lSlM0N,à Lycandre.

Il a, ma foi, raison. Par ce qu'il vient de faire. Je jurerois, morbleu, que vous êtes son père.

LYCA?«DRE relève le comte, et [embrasse. En sondant votre cœur, j'ai frémi , j'ai tremblé : Mais, malgré votre orgueil, la nature a parlé. Qu'en ce moment pour moi ce triomphe a de charmes 1 Je dois donc maintenant terminer vos alarmes. Oublier vos écarts, qui sont assez punis. Mon fils, rassurez- vous ; nos malheurs sont finis. Le ciel, enfin pour nous devenu plus propice, A de mes ennemis confondu la malice.

Notre auguste monarque, instruit de mes malheurs , Et des noirs attentats de mes persécuteurs. Vient, par un juste arrêt, de finir ma misère. Il me rend mon honneur; à vous, il rend un père Rétabli dans ses droits, dans ses biens, dans son rang, Enfin dans tout l'éclat qui doit suivre mon sang. J'en reçois la nouvelle, et ma joie est extrême De pouvoir à présent vous l'annoncer moi-même.

LE COMTE

Qu'entends-je? juste ciel! Fortune, ta faveur

Au mérite, aux vertus, égale le bonheur;

Oui, tu me rends mes biens, mon rang et ma naissance.

Et j'en ai désormais la pleine jouissance.

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