PA.SQU
Ceslà monsieur son père, qui le laisse manquer de tout. Vous vous êtes offerte à le secourir dans ses besoins : l'occasion ëtoit pressante ; il s'e=t vu contraint à profiter de votre générosité. Pour récompense vous avez voulu des marques d'amour : le pauvre garçon a fait auprès de vous une dépense incroyable en soupirs et protestations. Vous traitez cela de bagatelle, et il n'a point d'autre monnoie à vous donner.
LA co:,iTESSE, rt Falèie.
Vous ne dites mot à tout cela , monsieur ?
VAL ÈRE
Ma foi, madame, qui ne dit mot consent.
PASQuis, rt la comtesse.
Voulez-vous que je vous donne un moyen de TOUS venger de lui ?
LA COMTESSE
Tu me feras plaisir, car je suis outrée.
PASQUIN
Et moi qui vous parle , je suis en fureur contre lui... [à demi-voix, ^j Eloignons-nous un peu.
V ALÈRE, rt paii.
Que diable va-t-il lui dire ?
( Pasquin fait passer la comtesse avec lui du i ôté opposé à relui où est Valère. )
6o LE TRIPLE MARIAGE.
p A s Q u I N , rt demi-voix , h la comtesse. Ce n'est pas tout-à-fait la qualité que vous cherchez dans un mari ?
LA. COMTESSE
Je ne veux qu'un mari qui m'aime et qui m'adore.
rASQUIÎf.
Eh bien ! je suis votre homme. Je vous épouserai , si vous voulez.
LA COMTESS^^ le repoussant.
Retire-toi, malheureux !
PASQUIN
Je vous vengerai mieux qu'un autre.
LA COMTESSE
Retire-toi, te dis-je; je sais un moyen plus sûr pour punir cet infidèle.
p A SQL' IN.
C'est de quoi je doute bien fort.
VALÈRE, à la comtesse.
Eh! qu'ai-je lieu d'appréhender?
LA COMTESSE
Tout. Je Vais t' épouser malgré toi.
VALÈRE
M' épouser?... Ah, madame! serez-vous assez cruelle pour cela?
LA COMTESSE
Oui, perfide! je viens He te demande) à ton