ACTE II, SCENE I
Tout cela vainement ; je suis ensorcelée. Attends.
FINETTE
Quoi?
Je me sens aujourd'hui d'une humeur A le désespérer.
Quelque bonne vapeur Vous seroit à présent d'un secours admirable. Quand vous extravaguez, vous êtes raisonnable.
Je ne me suis jamais trouvé tant de raison.
FINETTE
Que Damou ne vient-il 1 Mais vous ferez l'oison Sitôt qu'il paroitra.
CÉLIANTE.
J'excite mon courage A lui faire au plus tôt quelque sensible outrage. Préte-moi ton secours pour m'y déterminer; Traitons quelque sujet propre à me chagriner : Parle-moi de ma sœur.
FINETTE
Eh bien donc, ma maîtresse De notre philosophe a lassé la tendresse. Il s'est abandonné, pour la première fois, A des vivacités qji, comme je prévois, Pourront dégénérer en a.greur très fâcheuse, Et rendre, quelque jour, votre sœur moins heureuse. Cela vous déplaît-il?