ACTE II, SCÈ>'E VI. i3i
GÉRONTE
Fort bien.
ARISTE
Elles partoient pour aller en campagne ; Et fort innocemment... je leur disois adieu Quand vous êtes venu nous surprendre en ce lieu. Voilà tout.
GÉRONTE
Homl je viens pour affaire importante.
Et qui sera pour vous assez réjouissante.
ARISTE
Le fait , en quatre mots ; j'ose vous en prier, Mon oncle.
Mon neveu, je viens vous marier.
ARISTE
Me marier?
GÉRONTE
Sans doute. Est-ce vous faire injure ^
ARIsTE.
Non pas; mais...
GÉRONTE
Qui plus est, j'amène la future.
ARISTE
Et qui?
GÉRONTE
Ma belle-fille.
ARISTE, à part.
Ah ! me voilà perdu.
i32 LE PHILOSOPHE MARIE.
Quoi ! VOUS êtes fâché, si j'ai bien entendu?
ARISTE
Point.
GÉRONTE
Le parti n'est pas de ceux que l'on méprise...
ARISTE
Il est vrai ; mais, mon oncle, excusez la surprise ..
GÉRONTE
J'arrive de ma terre. Entrons un peu chez vous: Nous parlerons à fond quand j'aurai bu deux coups.