ACTE III, SCÈNE X. i
M. PI NCÉ, buvant.
Je vous fais raison; {Il remplit les verres) et en re'ite'rant, à votre santé, madame Catau. M™« CATAU, buvan t.
A la vôtre, monsieur Pincé. Vuilà une liqueur excellente... Je vous prie de m'en acheter une petite provision, et de la faire passer sur l'article du café. ,
M. PISCÉ.
Je vous le promets.
M™^ GATA U
Je ne voudrois pas que mon nom parût sur vos mémoires.
M. PINCÉ
Il n'y paroît pas souvent , quoiqu'il soit écrit dans le registre de mon cœur... [riant.) Ha, ha, ha, ha , ha !
^jme CATAU, riant aussi.
Ha, ha, ha , ha ! Vos plaisanteries ont je ne sais quoi de si doux, de si gracieux!...
M. viycÉ.^ l interrompant.
A propos de registre,je viens de parcourir tous les miens, et je trouve que vous me devez quelque chose.
Mi^e CATAU, d'un air sérieux.
Moi? eh! qu'est-ce que je vous dois?
i64 LE TAMBOUR NOCTURNE.
M. PlKCÉ.
Vous me devez vutre cœur , en échange du inien que je vous ai donné... {riant.) Hé, hé, hé, hé ! C'est une ancienne dette ; quand voulez-vous l'acquitter?