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En vérité , vous êtes le plus galant créancier que je connoisse.
M. PI>'CÉ
Trêve de comphments. Je ne me paye point de paroles, madame Catau ; il faut me payer en espèces,
M™e cxT kv ^faisant des minauderies.
Fi donc ! monsieur Pincé ; vous me faites rougir... (remplissant encore les verres et buvant.) A vos inchnations.
M. PINCÉ, buvant.
De tout mon cœur. C'est toujours à votre santé, madame Catau... Combien y a-t-il , madame Catau, que mon cœur a échoué contre l'écueil de vos grâces? Attendez... Je pense que ce fut le sixième de janvier mil sept cent quarante -neuf. Il y a seize ans que nous nous connoissons; par conséquent il y a seize ans que je vous aime.
M™e CATAU.
Dites plutôt, monsieur Pincé, qu'il y a seize ans que vous vous moquez de moi. Vous êtes si