ACTE III, SCÈNE X. iGj
dame Gatau, le de' que je vous donne n'est que le précurseur de la bague nuptiale que je vous destine. Je pense que le dé et la bague figureront ensemble à merveille. Ils formerunt un double emblème. Le de' vous fera souvenir qu'il faut que vous soyez une bonne ménagère ; et la bague, qu'il faut que vous soyez une bonne femme... (jiant.) Ha , ha , ha , ha !
Mme CATAU.
Oui, oui, riez, moquez-vous de moi.
M. PINCÉ
Sur ma foi, je vous parle sérieusement.
^me CATAU.
Sérieusement?... Eh! je croyois que vous m'aviez oubliée.
M. PINCÉ
Moi ! j'oublierois plutôt la table de multiplication.
jjme CATAC.
Je puis me vanter que j'ai toujours pris votre parti devant madame.
M. PINCÉ
Je le sais , et cela est écrit aussi dans mes registres.
ji™e CATAU, d'u)i air ingénu et embarrassé.
Car j'ai toujours considéré to» intérêts
comme les miens propres.
i68 LE TAMBOUK NOCTURNE.
Il n'y a que vos rigueurs qui puissent empêcher... qu'ils ne deviennent communs.
Mine CAT AU, a part.
Cela est fort! Battons le fer pendant qu'il
est chaud... ( h M. Pincé. ) En vérité, monsieur Pincé, il n'y a pas moyen de vous être cruelle. Vous avez un style persuasif, des manières insinuantes, un ton enchanteur!... Pour moi, je n'ai pas la force d'y tenir.
M. PINCÉ, se levant avec transport.
Hein?... comment dites-vous cela? Répétez, je vous en conjure.
M«»e CATAE.
Je vois bien que j'en ai trop dit; mais je ne m'en repens pas, puisque je vous aime.
M. p I N c É , se rasseyant.
Ah! je suis enchanté !
M™e CATAU.
Non, je ne puis plus vous cacher la passion que j'ai pour vous.
M. PINCÉ
Je suis ravi, transporté, extasié! Vous êtes la somme totale de mon bonheur... J'en perdrai l'esprit. ( // se lève.) Le respect ne peut plus me retenir, il faut que je boive une rasade à votre santé... (// s assied *?f remplit les vetres.)^lais que