LE MARQUIS, M. PO'CÉ
LE MAEQT3IS, d\in air impoi'tant et de maître. Hé , bon homme Pincé !
M. i>r >"CÉ, à part.
Bon homme Pincé ! Je ne croyois pas que nous fussions si famihers ensemble. Je n'ai jamais été traité de la sorte, pas même par madame.
LE MARQriS.
Mon ami, il faut que tu me fasses un plaisir.
M. pi:çcÉ, d'un air ref rogné.
Quel est-il?
LE MARQUIS
Va me chercher le papier-terrier de cette baronnie, afin que j'en examine un peu les revenus.
M. pi^cÈ, d'un air fort étonné.
Le papier-terrier !
LE MARQUIS, le Contrefaisant.
Oui, le papier-terrier. Ne m'entends-tu pas?
M. PT>CÉ
Est-ce que vous avez dessein d'acquérir la baronnie de l'Arc?
LE MARQUIS
Tu l'as deviné, vieux fou,
i82 LE TAMBOUR NOCTURNE.
M. PINCÉ
C'est une baronnie très conside'rable.
Aussi la mets-je à fort haut prix, puisque je yais donner ma personne en échange.
M. PINCÉ
Apparemment, monsieur le marquis, que votie personne est tout votre bien ?.. . (riant.) Hein , hein , hein , hein !
LE MARQris, à pai-t.
Je crois que ce faquin veut me plaisanter
{à M. Pincé.) Ecoule, vieux Pincé : si tu veux que je te conserve dons ion emploi, apprends d'avance à me respecter.
M. PINCÉ, rt part.
Voilà un insolent personnage !
LE iMAP. QCIS.
Tu es riche comme un juif, et je compte que tu me prêteras une vingtaine de mille trancs, ou je te ferai rendre gorge.
M. PINCÉ, à part.
Quelle impudence î
LE MARQris.
Oui, si tu te comportes bien à mon égard, j'aurai de la bonté pour toi, et... je te ferai l'honneur de l'emprunter de l'argent.