‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de DestouchesChapitre 146 sur 338 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

LÉANDRE paroit battant son tambour; LE BARON.

LE BARON

Je te prie, monsieur l'esprit, ne fais pas tant de bruit, je suis occupé... ( Léandre s'avance en hattantdu tambour. )\ oï\?l unefortbelle marche. Recommence-la... ( Léandre recommence. ) Parbleu ! tu as bien l'air d'un esprit. On ne peut rien voir de plus majestueux.... (^Léandre demeure comme immobile, les yeux fixés sur le baron. ^ Gomme l'impudent me regarde! Mais il est

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temps que tout ceci finisse.. .^ a, va, mon pauvre Léandre, tire le rideau, la farce est jouée. LÉ A>DRE, ù part.

Le'andre! ah, morbleu ! je suis découvert. La friponne de Catau m'a trahi.

LE BARON

Foi de grand astrologue, les mille écus que tu as promis à madame Catau ne te mettront point en possession de la baronne.

LÉANDRE, h part.

Je n'en puis plus douter, la coquine lui a tout dit.

LE BARON

Je n'ai rien su par elle Mais écoute-moi,

Léandre, et suis le conseil que je vais te donner. Sors de ces lieux à l'instant, ou je vais produire à tes yeux la plus terrible apparition.

LÉANDRE

V^a te promener avec tes apparitions ! Les charlatans ne m'effraient point.

LE BARON, ôtant sa barbe et son nez postiches.

Voyons donc si tu pourras conserver ton audace et ton sang-froid. Regarde, et tremble. LÉANDRE, h part.

Que vois-je! Juste ciel! en croirai-je mes yeux! C'est lui-même, c'est le baron de l'Arc.

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