‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de DestouchesChapitre 147 sur 338 · ACTE V, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE IX

LE BAUON.

Eh bien ! t'ai-jc trompe? l'apparition n'esi-elle pas terrible? Ne devrois-tu pas rougir, indigne parent, du moyen dont tu t'es seivi pour contraindre ma femme à t'epou.>;er?Jedevrois te punir comme tu le mérites; mais je suis encore assez généreux pour te pardonner. J'excuse un procédé honteux, que le bruit de ma mort rend moins blâmable Ta confusion suffit à ma vengeance J'impute tout à ta jeunesse, et je pourrai même te rendre mon amitié, si à l'avenir tu t'en montres digne.

LÉ A>'nRE.

La générosité dont vous usez à mon égard me rendra votre amitié plus précieuse, et ma conduite, à l'avenir, vous prouvera combien j'ai de regrets de vous avoir offensé.

LE BARON, h demi-voix.

J'entends madame Catau ; il faut que je lui fasse autant de peur qu'elle en a causé à la pauvre baronne.

2i8 LE TAMBOUR NOCTURNE.

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