ACTE II, SCÈNE II. OiSg
PASCJUIN.
A ravir.
Eh bieu ! je suis Pasquin , tout prêt à vous servir,
LISETTE
c'est très bien fait à vous. Pour laoi , je suis Lisette.
Vos yeux me l'avoient dit, adorable poulette; Et je vous avouerai que je me suis douté Que vous serviez céans quelque jeune beauté.
LISETTE
Oui. Mais mon temps m'est cher ; je crains qu'on ne m'attende. Venons d'abord au fait.
C'est ce que je demande.
LISETTE
Vous ne m'entendez pas.
PASQUIN
Pardonnez-moi.
LISETTE
Comment?
PASQUIN
Vous voulez nous lier dès le premier moment Par un don mutuel de notre confiance.
LISETTE
Oh! la mienne ùe va qu'après l'expérience; Pour pouvoir l'obtenir, il faut la mériter.
PASQUIN
Voyons. Par cjuels moyens peut-on la cimenter?
LISETTE
P'abord apprenez-moi le nom de votre maître.
26o L'HOMME SINGULIER.
Aurois-je, par hasard, l'honneur de le connoître?
P ASQUIN
Cela se peut.
LISETTE
Fort bien. Sachons à quel dessein Vous nous rendez visite, et de si bon matin.
p ASQUIN.
Nous y viendrons.
LISETTE
Tant mieux. Ensuite il faut m'instruira Des moyens qui céans ont su vous introduire; Car on n'y peut entrer que difficilement.
p ASQUIX.
Avant que je réponde, il faut premièrement M'éclaircir sur un point.
LISETTE
Parlez, je vous supplie.
PASOUIN.
Vous servez céans?
LISETTE
Oui.
PA SQUIN.
Mais... servez-vous Julie?
EUe-méme.
LISETTE
P ASQUIN
Ah ! parbleu! j'en suis ravi.
LISETTE
Pourquoi ?