SCÈNE II
s A N s P A l R ; P A S Q U I N , en habit de petit-maître.
PASQUIN
Je viens vous étaler ma nouvelle figure.
Voyons.
PASQUIN
Considérez ces grâces, cette allure ; Voyez ce coude-pied hors de mou escarpin, Et ce panier bouffant qui donne un air poupin; Cela marque la taille ei dégage à merveille : La perruque nouée au niveau de l'oreille. Cette bourse qui couvre un dos qu'on poudre exprès. Ont un air cavalier qui fourmille d'attraits. L'équipage est complet et suivant l'ordonnance.
SANSPAIR.
Savez-vous l'étayer d'un air de suffisance, D'un ton impérieux, railleur et décisif?
PASQUIN
Peste ! c'est le moyen de n'être pas oisif. Ces brillantes façons font un hotume à la mode; Les plus achalandés n'ont pas d'autre méthode, S'ils joignent à ces dons le précieux secret De rendre le public leur confident discret : Pour en venir à bout, leurs communes allures Sont de se confier chacun leurs aventures. Morbleu! les bons propos. Sans beaucoup méditer,