L OLIVE
Ecoute , ISicolas, il n'y a qu'un mot qui sarve. Madame est fâchée contre toi; mais aile est fâchée d'être fâchée. Allons, demande-lui pardon bian tendrement , n'est-ce pas , madame ?
LA BARONNE
Tendrement, respectueusement, comme il voudra.
LÉ ANDRE
Pardon ! je n'en ferai rieu ; aile est trop affolée de son monsieur des Masures.
LA BARONNE
Mais, dis-moi, tu n'approuves donc pas que je lui donne ma HUe?
LÉ AN PRE
Non, morgue ! je ne l'approuve pas.
LOLIVE.
Ah ! vraiment il n'a garde. Depuis que vous voulez marier votre cousin à mademoiselle Angélique, Nicolas est devenu de si mauvaise himeur, qu'il n'y a pas moyan de vivre avec li.
4o LA FAUSSE AGNES.
LA BAROSNE.
Cest admirable ! et de quoi a'ous mél'ez-vous :*
C'est que je sis amoureux...
LA B A ROIS ^E, en co/ère.
De ma fille?
LÉ AN D RE
Non , de votre honneur. Tout le monde se moquera de vous, si vous faites ce mariage-là. LA BARO'KE, en nanf.
Je vous dis qu'il faudra que jele consulte pour disposer de ma fille !
LÉAXDRE.
Morgue ! vous n'en feriez pas pus mal. Si vous me consultiez, je sais bien à qui vous la bailleriez.
LOLIVE.
Et moi aussi.
LA BARONNE
Et à qui?
A celui qu'aile aime, et non à celui qu'aile n'aime pas.
LA BARONNE
Oh ! oh ! tu me parois bien instruit ; est-ce que ma fille t'a choisi pour son confident ? L É A N n R E.
Non ; mais je bouterois ma main au feu qu'aile