ACTE II, SCÈNE IV
M. DES MASURES
Ma foi , si c'en est un , je ne crois pas que vous deviez vous en accuser.
ANGÉLIQUE
Vous me prenez donc pour une bête?
M. DES MASURES
Cela me paroît ainsi ; mais, après ce qu'on m'a dit, je n'ose encore le croire. De grâce ne me cachez plus votre me'rite.
Beau soleil, adorable aurore.
Vous que j'aime, vous que j'adore, Déployez cet esprit que l'on m'a tant vanté, Et j'euchaîne à vos pieds ma tendre liberté.
Allons, imitez-moi; un petit impromptu de votre façon.
Oh ! très volontiers. Je vois qu'il faut vous contenter.
M. PES MASURES
Je sentois bien que vous me trompiez. Courage, belle Angélique, étalez enfiiî toutes vos merveilles.
A N G É L I Q u E , /e j^ /j a » f de rêver.
Un petit moment, s'il vous plaît.
M. DES M A SUR ES
Volontiers... Y êtes-vous?
ANGÉLIQUE
Oui. Écoutez.
M. DES MASURES
J'écoute de toutes mes oreilles.
ANGÉLIQUE, d'un air simple.
Monsieur, en vérité, Vous avez bien de la bonté ,
Je suis votre servante Très humble, et très obéissante.
TVI. DES MASURES, Cl part.
La peste soit de l'iuibëcile ! Ah! madame la baronne, vous m'en donnez à garder !
ANGÉLIQUE
N'êtes-vous pas content? w
Charmé , je yous assure.
ANGÉLIQUE
Vous me ravissez.
M. OES MASURES
Tout de bon? J'ai donc le talent de vous plaire? A >• G É L I Q u F., faisant une révérence courte à chaque question.
Oui, monsieur.
M. DES MASURES
Oh ! je n'en doute pas. M'aimez-vous, mademoiselle?