ACTE II, SCÈNE VII
Allons, allons! il y a là-dessous quel({ue intrigue amoureuse.
M. PISCÉ.
Ma foi, je l'ai toujours soupçonne..... (pliant.) Hé, hé, hé, hé!
LE BARON
Comme elle a toujours ou beaucoup d'ascendant sur l'esprit de sa maîtresse, elle est au fait de cette intrigue, sur ma parole. Il faut que vous tâchiez de la faire parler. Je sais bien que vous avez eu dessein de l'épouser , et qu'elle en étoit ravie. Je vous prie de recommencer à lui faire l'amour, et même des propositions.
Elle a toujours écouté fort amiablement celles que je lui ai faites, et j'espère qu'elle ne sera pas moins complaisante aujourd'hui, car je vais lui parler d'un style pathétique.
LE BARON
Venez m'enfermer dans votre chambre , où vous me rendrez compte de ce qui se passera. M. pi>'CÉ, entendant venir la baronne.
J'entends madame... Allez m'y attendre, et je vous rejoins à l'instant.
( Le baron sort, après avoir remis sa longue barbé,
repris sa baguette , et s être revêtu de sa robe de
devin. )
i3o LE TAMBOUR NOCTURNE.