I-e tyran m'offriroit une grâce inutile
ADÉLAÏDE
Entre mes bras encore il vous reste un asile.
Animés de l'excès des plus vives douleurs.
Ces foibles bras sauront vous disputer aux leurs...
{voyaUt que Léonor se dispose à sortir avec les yardes. )
Eh quoi! vous me laissez désolée et confuse?
A mes embrassements ma mère se refuse?
LÉONOR
Que me reprocbez-vous?... Eh bien! je les reçois, Madame ; honorez-m'en pour la dernière fois.
i68 GUSTAVE-WASA.
Mais prenez clans les inieus un peu de ma constance ;
Ne vous oubliez pas jusqu'à la résistance.
Qu'espérer des efforts d'une tendre amitié?
Est-il ici pour nous ni respect ni pitié?
Et le sexe et le rauj; y sont sans priviléjjes.
Le sort nous abandonne à des mains sacrilèges.
Les désarmerez-vous par d'inutiles cris?
A tant d'indignités opposons le mépris.
Que le vôtre en ce jour plus que jamais éclate;
Confondez hardiment 1 espoir dont on se flatte :
Redoutant vos sujets, prêts à se révolter,
Christierne à vos jours n'oseroit attenter.
A qui donc ose ici vous traiter en esclave
Expliquez-vous en reine, en veuve de Gustave.
Redemandez le sang d un père, d'un époux :
Pleurez-les, pleurez-moi; vengez-les, vengez-vous.
Je ne me croirai ploint d'avec vous séparée ,
Si , fidèle à l'amour que vous m'avez jurée...
Vous le serez, c'est trop offenser votre foi;
Vous ne trahirez point 8téuou, mon fd.s, ni moi...
(à liodalphc. ) Adieu... Fais ton devoir.
R o n o I. P n K , (tux tjnrdes.
Gardes, qu'on la retienne.
( Léonnr est emmenée par les (fardes. )