‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Du Vaure, et PironChapitre 114 sur 242 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

CHRISTIERNE, RODOLPHE.

Je préteuds faire ainsi remonter ma vengeance Alix sources du mépris qui bravoit ma puissance. Léonor, dont l'orgueil osa la balancer.

Expiera ce mépris , ou le fera cesser, De ses derniers discours rétractera l'audace. Ou sentira l'effet de ma juste menace.

Est-elle par ta bouche instruite de son sort?

Elle a devant les yeux l'appareil de sa mort; Et j'attèndois qu'il fît tout l'effet qu'il doit faire Pour vous la ramener plus prête à vous complaire.

Eh! dis-moi, d'un bonheur qu'il n'accepta jamais De quel œil Frédéric a-t-il vu les apprêts?

RODOLPHE

Je le fais observer, sans pénétrer encore s'il cède ou s'il résiste au feu qui le dévore. Son départ à la nuit d'abord ctoit marqué ; Mais, presque sur-le-champ, l'ordre s'est révoqué.

Animé d'autres soins, et plein de confiance , ^Maintenant il vous cherche avec impatience; F.t moi, d'un. entretien que vous ue cherchez pas, J'ai voulu, mais en vain, vous sauver l'embarras. Sur mes pas, devant vous , il est prêt à se rendre.

CH RISTIERNE.

Tôt ou tard, il faut bien se résoudre à lentendre. Et du peuple quels sont cependant les discours ?

RODOLPHE

De la mort de Gustave il veut douter toujours. Sans perdre un seul instant, rendons-la manifeste, Ou ce doute aujourd'hui peut vous être funeste.

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