‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Du Vaure, et PironChapitre 178 sur 242 · ACTE II, SCENE Vlll · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE Vlll

F.t que de tendres vers consacrent ce beau nom !

MO.\"DOR

Et je n'ai pas plus vu l'une que l'autre? D A M I s.

Non.

L a fierté, Ja naissance, et le rang de la dame, Renfermoient dans mon cœur le secret de ma flamme. Comment aurois-tu fait pour t'en être aperçu? Elle-même, elle étoit aimée à son insu.

MONDOR

Mais vraiment un amour de si légère espèce Pourroit prendre son vol bien par-delà l'altesse.

N'en doute pas ; et même y goûter des douceurs. L'amour impunément badine au fond des cœurs. A ce que nous sentons , que fait ce que nous somjnes? L'astre du jour se lève : il luit pour tous les hommes ; Et le plaisir commun que répand sa clarté. Représente l'effet que produit la beauté.

J'entends. Tout vous est bon , rien ne vous importune , Pourvu que votre esprit soit en bonne fortune. A ce compte, un jaloux ne vous craindra jamais; Et vos rivaux, monsieur, peuvent dormir eu paix. Et deui ! A l'autre.

DAMIS

Hélas! en ce moment encore.

Je revois son image ; et mon esprit l'adore. Pour la dernière fois tu me fais soupirer. Divinité chérie ! il nous faut séparer.

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