ACTE V, SCENE IV. SSg
Du jeu de la surprise, où j'ai tantôt brillé. .Si j'eusse vu le diable, elle eût été moins grande.
.M. FRANCALEU.
Je vous eu offre autant. A présent, je demande Où vous prenez le mal que vous m'en avez dit. lu garçon studieux, de probité, d'esprit; lieau feu, judiciaire; en qui tout se rassemble; In phénix, un trésor...
M. BALIVEAU
Un fou qui vous ressemble.
Allez, vous méritez cette apostrophe-là.
De bonne foi , sied-il , à 1 âge où vous voilà , Fait pour morigéner la jeunesse étourdie. Que par vous-ménje au mal elle soit enhardie. Et que l'écervelé, qui me brave aujourd'hui. Au lieu d'un adversaire eu vous trouve un appui? Il versifiera donc. Le beau genre de vie ! Ne se reudre fameux qu'à force de folie ! Etre, pour ainsi dire, un homme hors des rangs, Et le jouet titré des petits et des grands. Examinez les gens du métier qu'il embrasse. La paresse ou l'orgueil en ont produit la race. Devant quelques oisifs elle peut triompher; Mais, en bonne police, on devroit l'étouffer. Oui. ( omment souffre-t-on leurs licences extrêmes? Que font-ils pour l'état, pour les leurs, pour eux-mémei De la société véritables frelons, Chacun les y méprise , et craint leurs aiguillons. Damis eût figuré dans un poste honorable ; Mais ce ne sera plus qu'un gueux, qu'un misérable.
34o LA MÉTROMANIE.
A la perte duquel , en homme infatué , Vous aurez eu l'honneur d'avoir contribué. Félicitez-vous bien; l'œuvre est très méritoire.
M. FRANCALEU.
Oncle indigne à jamais d'avoir part à la gloire D'un neveu qui déjà vous a trop honoré! Savez-vous ce que c'est qte tout ce lon[j narré? Pnjujé pojiulaire, e.-iprit de boiir^feoisie. De tout tenip-; (^end.irnie contre la porsie. Mais apprenez de moi, qu'un ou\ raje d'éclat Anoblit bien autant que le capitoulat.
Apprenez...
M. BALIVEAU
Apprenez de moi, ciu'on ne voit guère Les honneurs, eu ce siècle, accueillir la misère: Et que la pauvreté, par qui tout s'avilit, Faite pour dégrader, rarement anoblit.
Forgez-vous ries pl^iisirs de toutes les espèces. On fait comme on l'entend, quand on a vos richesses : Mais lui , que voulez-vous qu'il devienne à la fin? Son partage assuré, c'est la soif et la faim. Et d'un ceil satisfait on veut que je le voie? Soit. A vos visions je l'abandonne en proie. Il peut se reposer tie ses nobles destins. Sur ceux qui, ilites-vous, se l'arrachent des mains. Qu'il périsse ; il est libre. Adieu.
.\r. FRAiNCALED.
Je vous arrête, En véritable ami , dont la réplique est prête; Et vais vous faire voir, avec précision ,