AR AJUSTE
Approchez, Lisette, [examinant la parure de Lisette.) Que vous voilà brillante!
LISETTE
Vous m'avez ordonné de l'être, madame ; mais je suis moins sensible au plaisir de vous paroître telle f(u'à celui <lc vous obéir.
ARA MIN TE
Le plaijir d'oliéir est grand quand il Hatlo
notre vanité. Vous voilà mise à merveille; et, avec un minois si joli, je doute que Polymathe vous résiste. Vous me frappez moi-même.
LISETTE
J espère de remporter la victoire sur lui, puisque je plais à une personne de mon sexe.
A n A M IN TE.
Songez enfin que le bonheur de ma nièce dépend du succès de notre entreprise. Votre récompense est certaine. J'ai voulu prévenir Lucile sur ce que nous allons faire ; mais il ne m'a pas été possible. On m'a dit qu'elle étoit avec son père. Il faut, en attendant, qu'elle vous cache dans son appartement, jusqu'à ce que vous trouviez l'occasion favorable de vous montrer à Polymathe.