DORANTE, M. FRANCALEU, DAMIS, LUCILE
DORAKTE, se jetant aux genoux de AI. Francaleu, Écoutez-moi, monsieur, ou je meurs à vos pieds, Après avoir percé le cœur de ce perfide. Il est temps que je rompe un silence timide.
J'adore votre fille. Arbitre de mon sort ,
Vous tenez en vos mains et ma vie et ma mort.
Prononcez, et souffrez cependant que j'espère.
L'n malheureux procès vous brouille avec mon père.
Mais vous fûtes amis : il m'aime tendrement;
Le procès finiroit par son désistement.
Je cours donc me jeter à ses pieds comme aux vôtres ,
Faire à vos intérêts inunoler tous les nôtres,
Vous réunir tous deux , tous deux vous émouvoir,
Ou me laisser aller à tout mon désespoir.
(à Damis. ) D'une ou d'autre façon tu n'auras pas la gloire , Traître, de couronner la méchanceté noire Oui croit avoir ici disposé tout pour toi. Et qui t'a fait écrire , à Paris , contre moi.
Enfin l'on s'entendra malgré votre colère. J'ai véritablement écrit à votre père, Dorante; mais je crois avoir fait ce qu'il faut.
[montrant M. Francaleu.) Monsieur tient la réponse, et peut lire tout haut.
M. FRANCALEU lit.
I. Aux traits dont vous peignez la charmante Lucile , « Je ne suis pas surpris de l'amour de mon fils. •< Par son médiateur il est des mieux servis; » Et vous plaidez sa cause eu orateur habile. >• La rigueur, il est vrai , seroit très inutile;
» Et je défère à vos avis.
•I Reste à lui faire avoir cette beauté qu'il aime.
« Il n'aura que trop mon aveu.