‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Du Vaure, et PironChapitre 241 sur 242 · DORANTE, M. FRANCALEU, DAMIS, LUCILE · texte numérisé non relu

DORANTE, M. FRANCALEU, DAMIS, LUCILE

DORAKTE, se jetant aux genoux de AI. Francaleu, Écoutez-moi, monsieur, ou je meurs à vos pieds, Après avoir percé le cœur de ce perfide. Il est temps que je rompe un silence timide.

J'adore votre fille. Arbitre de mon sort ,

Vous tenez en vos mains et ma vie et ma mort.

Prononcez, et souffrez cependant que j'espère.

L'n malheureux procès vous brouille avec mon père.

Mais vous fûtes amis : il m'aime tendrement;

Le procès finiroit par son désistement.

Je cours donc me jeter à ses pieds comme aux vôtres ,

Faire à vos intérêts inunoler tous les nôtres,

Vous réunir tous deux , tous deux vous émouvoir,

Ou me laisser aller à tout mon désespoir.

(à Damis. ) D'une ou d'autre façon tu n'auras pas la gloire , Traître, de couronner la méchanceté noire Oui croit avoir ici disposé tout pour toi. Et qui t'a fait écrire , à Paris , contre moi.

Enfin l'on s'entendra malgré votre colère. J'ai véritablement écrit à votre père, Dorante; mais je crois avoir fait ce qu'il faut.

[montrant M. Francaleu.) Monsieur tient la réponse, et peut lire tout haut.

M. FRANCALEU lit.

I. Aux traits dont vous peignez la charmante Lucile , « Je ne suis pas surpris de l'amour de mon fils. •< Par son médiateur il est des mieux servis; » Et vous plaidez sa cause eu orateur habile. >• La rigueur, il est vrai , seroit très inutile;

» Et je défère à vos avis.

•I Reste à lui faire avoir cette beauté qu'il aime.

« Il n'aura que trop mon aveu.

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