ACTF II, .SCÈNE IX
DORIM AN.
Je crois vous avoir entendu parler...
POLYMATHE, l'interrompant.
Oui , vous fûtes témoin d'une conversation avec un jurisconsulte qui, hors les lois, se pique de tout savoir, et qui ne sait rien. A propos de jjirisconsulte , je gratifierai bientôt le Palais d'une traduction en vers français, du Code et du Digeste, pour la commodité' des magistrats et des avocats qui n'entendent pas le latin , et dont le nombre augmente journellement.
nOP. IMAN.
Vous avez toujours des idées admirables. Ce travail sera très utile. Est-il bien avancé?
POLYMATHE.
Il est presque fini ; je n'ai plus qu'environ soixaute mille vers. Si j'ai été forcé à la longueur dans cet ouvrage, je suis très laconique dans un autre en prose, qui est sous presse. C'est l'éloge et le nom des médecins qui n'ont pas tué leurs malades. Cette brochure ne contient que deux pages.
DOniMAX.
Fort bien, fort bien.
POLYMATHE, a Fortuné.
Montez cet astrolabe, cette sphèi-e, ce globe
6o LE FATX SAVANT.
céleste, et mes grandes lunettes d'approche, au
belvéder.
FORTUNÉ
Je ne sais pas où il faut...
poi. YM ATHE , rinteironipaut.
Quoi! toujours plus te'ne'breux? Depuis que vou.? êtes à moi votre esprit ne se développe pa...
FOBTUNÉ.
Au contraire, monsieur; vous vous servez souvent de certains mots qui m'embrouillent. POLYMATHE, à Doriman.
C'est un automate.
Celui-là, par exemple, je ne l'entends pas; mais je nie doute bien que c'est une injure.
DORIMAN.
Automate... Automate... Tenez, mon enfant... Automate... c'est une machine... qui se remue dans les animaux par des ressorts... comme une montre... .\\\\ les tourbillons... la matière subtile... produisent de bcauxeffets! ..(hPolymathc.) Nous savons un peu la philosophie de Descartes.
POLYM ATHE.
Savez-vous bien que vous devenez habile?
OORIM AN.
.J»' m'en .iperçnis, grâces à vos conversations.