ACTE U, SCENL IX
POL YM ATHE.
Comment a-t-elle reçu la prupusition?
DORIM A^.
Gomme elle le devoit ; soumise à ma volonté, sensible à votre mérite.
POLYM ATHE.
Je n'ai point connu de fille de son âge dont l'esprit fût si éclairé... (^à For-tuné.) Que vous a dit mon imprimeur?
Rien, monsieur; il n'étoit pas chez lui.
POLYMATHE.
Vous y retournerez, et vous lui direz qu'il accélère les épreuves de ma Mythologie chronologique. Le colporteur viendra -t-il prendre ces petites brochures imprimées eu Hollande?... (à Doriman.') Pardon.
DORIM A>'.
Ah! faites.
FORTCSÉ, il Polynnallic.
Oui, monsieur.
POLTMATHE.
Ces deux auteurs surnuméraires viendront-iU me parler? J'ai de l'ouvrage à leur donner.
FORTUNÉ
Monsieur Sommaire viendra ; mais monsieur
Mordican a de petites raisons pour ne point sortir de chez lui.
POLYMATHE.
Comment?
FORTUNÉ
II a eu une dispute vive avec un jeune officier, et il garde la chambre.
Sa prudence tyrannise sa valeur. Je reconnois les enfants d'Apollon. Descendez à mon laboratoire.
FORTUNÉ, voulant sortir.
J'y cours.
POLYMATHE, l'arrêtant.
Demeurez, et écoutez avant d'agir... (à pari.) Sont-ce des êtres pensants que ces animaux-là ? Homère, ce dieu des poètes, a dit fort sensément : Il Jupiter a ôté la moitié de la cervelle aux Il valets. »
FORTUNÉ
C'est donc Jupiter qui a tort.
POLYMATHE.
Portez-y mon alambic, mes outils. Préparez le fourneau; nettoyez le creuset... J'ai une expérience chimique à faire, qui exercera furieusement les physiciens.