‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Du Vaure, et PironChapitre 4 sur 242 · TIM A MO NI · texte numérisé non relu

TIM A MO NI

Oui, maderniselle, avec votre permissione, vous avez tort, et très grand tort! Vous ne devez point être si fàchec. Mouson Polymathe n'est point grand, ma sa petite taille lui sied bien. Il a, avec oune physionomie d'esprit, un air jovial ; bien mis, et pouli, quoique savant; toujours occupi! avec des livres ; quelquefois à la

cour, souvent à la campagne. C'est un demi-

vouvage. Vous serez piou heureuse que vous ne

pensez.

LCCILE.

Que vais-je devenir? Quel coup poiu- un amant dont je suis si tendrement aimée !

TIMANTONl.

Ah! ah! vous avez le cour pris? Votre haine, ni votre chagrin ne me sourprennent piou. Gela est dans l'ordre.

LUCILE

Voudnez-vous , mon cher monsieur Timantoni , me rendre un service essentiel, dont je conserverai un éternel souvenir?

TIMANTONI.

Volontiers; je m'estimerai trop heuroux de vous être outile. Son servitor, ma di core, signorina; ordonnez. Quel est stou servitcio?

LUCILE

Je ne puis m' adresser qu'à vous ; je le fais avec confiance : vous m'avez toujours paru si bon, si obligeant !

TI MAÎiTON 1.

Je souis ravi de faire plaisir quand je lou pouis , cl sur-toul aux personnes que j'estime et que je respecte antaiif que vous, mademiseile.

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