‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Du Vaure, et PironChapitre 5 sur 242 · ACTE K SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE K SCÈNE

LUCILE

Voici une occasion de me prouver votre zèle ; Aous savez que monsieur Polymathe loge ici? Il s'y est rendu Je maître : tous les domestiques dépendent de lui. Vous connoissez la contrainte où je suis ? Le temps presse ; oscrois-je vous prier d'avertir le comte Lisidor?

TI MAXTOR!, rt pmt.

L'aventure est plaisante! je le connois... (à Lucile. ) Comment diantre, mademiselle, me prenez-vous per un maître à chanter ou à danser? Si je voulois les imiter, vous me verriez aussi bien équipe que la plupart de .«tou messieurs ; j'aurois de biaux habits, montre, tabatière, canne à pomme d'or; peut-être j'aurois aussi ké... ké... ké... {faisant le geste du roulement d'une voiture^la petite chaise. Ma je ne me mêle que d'enseigner l'italian.

LUCILE

Monsieur...

TIMASTON I, r in tir rompant.

11 ne sera jamais dit dans le monde que Franchischino Timantoni se soit amouséà oun commerce équivoque. Entendez-vous, mademiselle ! S'adresser à moi, à moi ! me croire capable... Je souis dans une colère !.. Attaquer ma répouta tien!...

lo LE FAUX SAVANT.

L TJ c I L E , l'interrompant.

Ne vous fâchez point, monsieur, écoutezmoi.

TIMANTONI.

Dans notre race , de père en fils , nous ne sommes pas partagés des biens de la fortoune, à la vérité; ma en échange noua possédons l'honaour, la probité, le désintéressement; ce sont des vertous de famille.

LUCILE

Ah! je n'en doute pas.

TIMANTONI.

N'ai-jepas refousé, il y a houit jours, deux étouis d'oro , de la fdle d'oun banquier , per rendre simplement oun billet à oun mousquetaire? Et oun gros caissier ne vouloit-il pas me donner cinquante louiggi, per loui faciliter oune entrevoue avec la femme d'oun Knancier, qui étoit aussi mon accolière? Ma tout l'or dou Pérou ue me rendroit pas corrouptible.

LUCILE

Je le crois. Ce que j'ai à vous proposer est différent.

TIMANTONI.

Non, je n'écoute rien. C'est mousou Polymathe à qui je dois l'avantage honourable de vous enseigner : il me procoure tous les jours des acco-

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